Pierre Rouche Promo 1953

Ecole Apprentis Marine (Frioul) Promotion 1953
A 20 minutes à bateau du Vieux Port de Marseille et de la Canebière. 
Les cours duraient neuf mois, nous étions 120 élèves; les six premiers mois, tous les élèves suivaient la même formation maritime : cours de matelotage, embarcations (avirons, voile et moteur), cours de navigation et signaux, forge, ajustage et charpentage. Au terme de ces six mois, suivant notre classement à un petit examen, les premiers classés pouvaient choisir leur spécialité en premier, l’hôtellerie, une quinzaine de place, le service machine, une quarantaine de place et le reste des élèves qui n’avaient pas eu la  chance de pouvoir choisir, étaient dirigés vers le service pont.

L’école se trouvant sur une île, nous étions pensionnaires, ceux qui avaient de la famille ou un correspondant à Marseille, étaient permissionnaires du samedi midi au lundi matin 7h30, les autres ne quittaient l’école que pour les vacances scolaires.
Personnellement, le premier trimestre, je n’ai pas eu de permission les week-ends. La vedette  de l’école qui assurait la  liaison quotidienne entre Marseille et l’île Ratonneau pour les professeurs résidant à Marseille, l’approvisionnement en vivres, le retrait et l’expédition du courrier, était naturellement soumis à l’état de la mer. Par mauvais temps, il nous arrivait d’être bloqués et, si ça durait trop longtemps, le remorqueur de la marine nationale nous dépannait s’il pouvait sortir. Par gros temps ,les professeurs étaient logés à l’école. Il n’y avait ni eau et ni électricité.
L’eau nous était livrée chaque mois par un bateau-citerne de 300.000 litres, le « St Christophe ».
Pour l’électricité, nous avions un groupe électrogène, une chaudière  pour le chauffage l’hiver et la nuit, des élèves montaient la garde de sécurité en se remplaçant toutes les deux heures. S’ils s’endormaient et oubliaient de réveiller leur remplaçant, la punition était : privation de sortie le week-end suivant.
Il y avait donc 12 Canots. Nous dormions dans des hamacs, le branle-bas avait lieu a 6 heures, donc levés, un brin de toilette à l’eau froide, pliage des hamacs, mise en place des tables sur tréteaux et des bancs pour le petit-déjeuner par canot.
Deux élèves par table allaient,a vec une gamelle, chercher le petit-déjeuner au passe de la cuisine qui se trouvait aux lavabos, la collation matinale prise, nous devions ranger les tables et les bancs sur les épontilles qui servaient à accrocher nos hamacs le soir pour dormir, laissant le sol libre.
Pour le canot de corvée d’entretien (balayage et lavage du sol à l’aide d’un énorme faubert en chanvre, dont la tête devait faire 10 cm de diamètre et le corps inférieur 1 m de long).

Emploi du temps :
Lundi
: propreté 2h, embarcation 1h, cours moteur 1h, étude 1h, corvées 2h, sport 1h, étude 2h.
Mardi : propreté 1h, cours machine 1h, français 1h, calcul 1h, sport 1h, étude 2h, corvée 1h, étude 2h.
Mercredi : matelotage 2h, embarcation 2h, cours navire 1h, cours signaux 1h, cours de navigation 1h, français 1h, étude 1h.
Jeudi : sport 1h, cours de charpentage 3h, cours d’ajustage 4h, étude 2h.
Vendredi : sport 1h, cours de réglementation 1h, calcul 1h, géographie 1h, embarcation 2h, matelotage 2h, étude 2h.
Samedi : Propreté 1h, sport 1h.
Cela nous faisait des semaines de 52 heures d’activités…!!

A huit heures, rassemblement par canot devant la porte principale, envoi des couleurs et activités de formation, sauf pour le canot de corvée de jour, c’est à dire désigné pour assurer l’entretien des locaux, réfectoire, dortoir, salle d’étude, WC et des corvées de cuisine, nettoyage des plats et épluchage des légumes, la corvées de vivres consistait à débarquer les denrées et le pain, ramenés par un vieux thonier qui transportait aussi le charbon pour la chaudière en hiver.

Les vivres étaient stockés à la cambuse un ancien blockhaus.
 Quand le mauvais temps ne permettait pas  notre approvisionnement en pain quotidien et que, même le remorqueur de la marine nationale ne pouvait sortir en mer, le pain était remplacé par des galettes de mer, une sorte de biscuit de 15cm de diamètre, épais de 2 cm et que l’on avait un mal fou à briser .

Chaque samedi matin, avant de partir en permission à 10h, si l’état de la mer permettait de sortir, il fallait frotter à l’eau et la potasse, à l’aide d’une brosse chiendent,les tables et les bancs.
Tous les mois nous lavions nos hamacs. Les élèves qui n’avaient pas de famille en ville entretenaient leur linge personnel pendant le week-end sur l’Ile.
La formation que l’on recevait à l’école était destinée à nous dégrossir rapidement avant d’obtenir un embarquement.

Les différents cours étaient :
Matelotage : Apprentissage des différents cordages, leur appellation et utilisation.
Nœuds : Confection utilisation d’épissures et brelage, Poulies appellation et utilisation.

Voilerie : couture sur toile de voile, ourlet, œillet, videlle et pose de placard.
Ramandage : réparation de filet.
Charpentage : confection des différents assemblages : tenons et mortaises, queue d’aronde.

Ajustage : dressage de pièces.
Forge : travail a chaud du métal, confection de petites pièces d’accastillage (Dame de nage).
Embarcation : études d’un canot et de son maniement par des exercices d’avirons de navigation à voile et au moteur. Accostage  d’un quai ou d’un coffre, récupération d’un homme tombé à la mer.
Hygiène et sécurité : les maladies vénériennes.
Préventions et luttes contre les incendies.
Machine : études du moteur a explosion, des chaudières a vapeur.
Navire : constitution et appellation des différentes partie d’un navire.
Navigation, signaux : les différentes sorte de navigation (bornage, cabotage, long cours).
Apprentissage de la signification des différents pavillons de signalisation et des balises.
Mouvement des étoiles.

Géographie et Histoire : Colbert!
Au bout de ces neuf mois de formation accélérée un examen en validait les résultats et nous obtenions notre Certificat d’Aptitudes Maritime  et remise de notre fascicule maritime, obligatoire pour embarquer.
Fin juin 1954. Heureux et fière nous rentrions dans nos familles, impatients de recevoir le télégramme nous convoquant pour embarquer .
A cette époque c’était à Marseille la Société Hôtelière de Ravitaillement Maritime qui convoquait les marins du service général (service hôtelier) pour la compagnie des Messageries Maritimes. Nous n’étions pas des membres de la Cie mais des intérimaires  sous contrat au service de la Cie, pour un embarquement de dix mois plus les congés et la récupération des dimanches passés en mer ce qui faisait qu’au bout d’un an nous nous retrouvions sans emploi à la disposition de la S.H.R.M.  Chômeur en attente d’un embarquement sur n’importe quel navire de la Cie.
Le premier télégramme que j’ai reçu était pour un embarquement sur le « Kairouan » de la Cie Mixte, il assurait la ligne du Maroc. J’avais fait avec recommandation, une demande d’embarquement à la Cie des Messageries Maritimes et lorsque une semaine après le premier télégramme j’ai reçu un second pour embarquer aux Messageries Maritimes sur le Cambodge, assurant une rotation sur le Japon, j’ai répondu OK ! Et c’est ainsi que le 21 septembre 1954 j’embarquais en temps que novice ADSG.


En 1954 un embarquement était un contrat a durée déterminée pour 10 mois, donc quatre rotations sur la ligne d’extrême orient…un voyage durait deux mois.


Départ Marseille vers, Port-Saïd, Suez, 3 jours en mer rouge, Djibouti, Colombo, détroit de Malaga, Singapour, Saigon, Manille, Hong Kong, Kobe, Yokohama et retour par Kobé, Hong Kong, Manille, Saigon, Singapour, Colombo, Djibouti, Suez, Port Said, et parfois escale a Beyrouth ou Alexandrie avant de rejoindre Marseille en passant par le détroit de Messine.
Les escales / Port Said :
Une fois le navire stoppé les marchands s’en approchaient à bord de petites embarcations et lançaient aux marins et passagers un bout (une corde, dans le langage maritime ce que vous appelez corde nous appelons « un bout » car pour les marins, il n’y à bord qu’une seule corde celle de la cloche; au milieu se trouvait amarré un couffin contenant l’échantillon de l’article qu’ils proposaient à la vente et tenaient l’autre extrémité du bout permettant ainsi d’établir un va-et-vient au couffin en général on achetait des chaussures ils en mettaient une dans le couffin et si elle nous convenait on mettait l’argent dans le couffin et ils nous envoyaient par le même chemin la deuxième chaussure! Pour les passagers toutes les personnes qui sont passées en bateau par Port Said se souviennent de Gali Gali le prestidigitateur qui montait a bord et exécutait ses tours avec des petits poussins qu’il faisait surgir de partout avec une préférence pour le corsage des passagères! Je me rappel aussi les facéties de Bati Spagnoli envers un gardien égyptien qui s’était égaré dans la coursive équipage tribord arrière qui se terminait en cul de sac et Bati avancé vers lui à reculons son short sur les genoux. A cette escale ont attendait la formation du convoi pour nous engager dans la première partie du Canal de Suez ou la circulation se faisait je ne me souviens plus très bien à la vitesse de 5 nœuds ou 7 km/h, à mi-chemin on stoppé dans une sorte de grand lac je crois que l’on nommait « les Lacs Amers » en attendant que les Navires qui remontaient la deuxième partie du canal aient libérés le passage. Nous restions là plusieurs heures et je me souviens qu’à l’arrière sur le pont équipage des matelots avaient péchés un requin à l’aide d’un croc de boucher pour hameçon et d’un bidon de 5 litres en guise de flotteur, ce requin mesurait 2m50 ou 3m et certains passagers étaient venus admirer la prise. Je me souviens, je crois mon deuxième voyage a bord du Cambodge que nous sommes tombés en panne et restés mouillés 5 jours en rade à Suez. Des excursions étaient organisées pour les passagers et comme ils étaient donc moins nombreux à bord nous avons, les deux novices ADSG et un garçon, pu aller visiter au Caire, le Musée Antiqua et les Pyramides.

Djibouti : Une escale où nous souffrions de la chaleur, je me souviens que dans notre cabine des novices, située sur tribord arrière au dessus des hélices, qu’à l’intérieur de la cabine, nous avions du mal à garder la main sur la parois exposée au soleil.
J’ai dû passer une vingtaine de fois dans ce port, mais comme nous étions à quai, loin de la ville et que mes horaires de travail ne me laissaient pas suffisamment de temps …Je n’ai jamais pu aller voir le fameux « Palmier en zingue » .
Il était recommandé aux passagers se rendant en ville, de faire attention à leur sac à main, montre, et même lunettes de soleil à cause des vols à l’arraché…. Il y a donc cinquante ans cela existait déjà mais pas encore en France et a du être importé environ trente plus tard avec l’échange de culture et les voyages aériens facilitant les
déplacements. Je me suis donc toujours contenté de faire comme la majorité des membres de l’équipage, des emplettes auprès de la cinquantaine de marchands installés sur le quai, nous achetions surtout des cigarettes Craven A, pour les revendre à Saigon (çà nous faisait de l’argent de poche et nous procuré des piastres à bon marché), certains plus fortunés que les novices achetaient des piastre monnaie d’Indochine qui valait environ 50% moins cher qu’à Saigon ou Marseille. De l’escale de Djibouti, je me souviens à bord mon travail, après le service en salle à manger des 1éres classes, je servais le café sur le pont au bar des premières et avec mon plateau en argent chargé d’une grande cafetière, d’une théière pour le thé, une pour l’infusion de farigoulette que sois disant la grand mère de Fernand Fabre le barman, allait cueillir dans les collines des calanques de Marseille, il y avait aussi sur ce plateau une petite cafetière de café sans caféine. A la table d’un colonel de l’armée en tenue coloniale short blanc et chemise blanche et qui recevait un collègue en poste à Djibouti en servant du thé j’ai incliné trop mon plateau et la petite cafetière s’est renversée aspergeant les passagers tout de blanc vêtu. Mais ils ont étaient sympas et l’invité du colonel a dit » ce n’est rien je suis venu à pied.. je prendrai un taxi pour rentrer. » Quand au colonel lorsqu’il a débarqué à Saigon il m’à glissé un pourboire en me disant: » Tenez, en souvenir de Djibouti ». En route pour :
Colombo :
Ile de Ceylan appelée aujourd’hui Sri Lanka. Nous quittons donc Djibouti, la Mer Rouge, pour entrer dans l’Océan Indien après avoir passé le cap Guardafui. Lors de mon premier voyage nous avons rencontré la mousson, la mer bougeait dans tous les sens, j’ai été malade pendant 3 jours mais étant donné que c’était mon premier voyage et que j’étais Novice, le Maître d’hôtel m’a permis de rester couché pendant ces 3 jours. Arrivé a Colombo le port était une rade abritée et nous étions mouillé sur coffre, averti par les ancien de la ligne je suis monté sur le pont pour voir…les gros corbeaux noirs posés comme des hirondelles sur les haubans des mats de charge, c’était impressionnant il y en avait presque autant qu’il y a de pigeons sur la place San Marco a Venise.
Je ne peut m’empêcher en parlant de Colombo, d’évoquer un souvenir :  Une fois mon épouse évoquant le souvenir qu’elle avait gardé de Colombo alors qu’elle était Nurse a bord du Félix Roussel, me disait avoir vu la sortie du port d’un grand voilier à trois mats se détachant sur un fond de soleil couchant. J’avais le même souvenir et nous nous sommes rendu compte que nous nous trouvions ensemble a Colombo, chacun sur un navire différent de la Cie des Messageries Maritimes. A mon heure de repos je suis allé visiter le dit Félix Roussel.

En temps que Novice s’occupant de la nurseries a bord du Cambodge je suis allé voir la nurseries du Félix Roussel sans me douter que l’année suivante je naviguerais avec la Nurse sur le Pierre Loti et que je l’épouserai cinq ans plus tard! Ensuite reprenant une petite embarcation a moteur je me suis rendu a terre et en posant le pied sur le ponton, j’ai eu le mal de terre.
C’est-à-dire en descendant à terre l’espace de quelques pas j’avais l’impression que le sol se dérobait sous mes pieds, çà faisait 5 jours qu’à bord lors de nos déplacement nous devions assurer nos pas. Plus Tard j’ai essuyé d’autres mauvaises mer, j’ai été malades plus d’une fois, mais je n’ai plus eu le mal de terre. Nous quittons Colombo et ses corbeaux et en route pour Singapour. On navigue un peu dans le sud du Golfe du Bengale pour entrer dans le détroit de Malacca par le Nord et descendre jusqu’à Singapour.
Singapour :
Avant d’arriver à quai nous sommes passés devant un village lacustre sur bâbord, j’ai encore le souvenir de la végétation luxuriante de cette presqu’île qui formait l’avant port. Naturellement a mon temps de repos j’ai pu faire une courte escapade en ville, direction la rue Change Alley.
C’était une rue commerçante pour touristes, si vous entriez dans une échoppe et demandez un article qu’ils n’avaient pas disponible, on vous faisait asseoir, on vous apportez un café et pendant que vous dégustiez votre café un employé allez dans une échoppe voisine chercher l’article qui vous intéressait, ils étaient très commerçant « il ne faut pas manquer une vente !»
Les escales sont courtes, nous repartons, empruntant la mer de chine méridionale direction Saigon.
Saigon :
Pour arriver à Saigon il faut remonter la rivière a partir du Cap Saint Jacques, ou parfois nous croisions le Pasteur trop gros pour remonter la rivière ( ce Pasteur n’était pas celui dont parle le département Messageries Maritimes de l’association ce navire appartenait à la Cie des Chargeurs Réunis si je ne me trompe pas) enfin remontons la rivière pas question de rester sur le pont pour admirer le paysage nous avons ordre de rester a l’intérieur car différentes factions vietnamiennes échanges parfois des coups de feux d’un bord a l’autre de la rivière, nous sommes fin 1954 c’est la guerre en Indochine. Arrivée a quai, nous resterons huit jours certainement beaucoup de marchandises a décharger et faire effectuer aussi des travaux d’entretien par de la la main d’œuvre moins chère.
L’équipage peut sortir en dehors de ses heures de services, une heures ou deux dans l’après midi mais plutot le soir après le service du dîner des passagers, vers 22 heures et a cette heure là les Musées sont fermés! Reste les bars, les dancings, et les petites asiatiques sont charmantes pour un gamin de seize ans à des milliers de km du milieu familiale et, en passant a Djibouti on a prévus notre argent de poche pour Saigon en achetant des boites de cigarettes CravenA  que des gosses à la sorti du port se battaient presque pour nous les acheter 150 piastres, ce qui nous suffisait pour boire deux ou trois rafraîchissements, ou manger une soupe chinoise a la Pointe des Blagueurs, petite place couverte de gargotes en plein air ou flottaient des odeurs de cuisine chinoise et de feux de bois.Je ne parlerai pas du parc a buffles ou de la Bing Kan de Cholon les ancien d’Indochine savent ce que c’était!


Les novices ADSG en pousse.
Quittons Saigon reprenons la mer de chine direction les philippines.

Manille :
L’escale est courte nous sommes assez loin du centre ville, une fois j’y suis allez j’ai vu les fameux taxi bus bariolés aux chromes étincelants.

A Manille on achetait des cigares et il était possible d’obtenir les bagues de cigares à vos initiales… ! Direction la Chine…

Hong Kong :
Nous accostions à Kowloon, avant que nous soyons à quai des embarcations nous entourées et à l’aide de grappins des marchands chinois montaient à bord pour réserver leurs place sur le pont en vue de pouvoir étaler leurs pacotilles qu’ils vendaient au passagers. Une fois de notre cabine de novices on voit par le hublot un jeune chinois qui grimpait à l’abordage, on l’a attrapé par les pieds et fait rentrer dans notre cabine par le hublot. On ne la pas gardé longtemps, on l’a tout de suite laissé aller réserver sa place sur le pont.

A cette escale il y avait deux marchands de bleus de chine Filou et  François qui venaient prendre les commandes et les mesures et le modèle désiré (à l’époque le bas de pantalon faisait 17 cm, la ceinture avait 3 boutons et pour les chemises c’était boutons chinois ou normale). Ces commandes nous étaient livrées au retour du Japon. Je ma rappelle m’être fait faire un costume croisé sur mesure pour je crois 10000 ancien francs.

Le soir après le service du diner..vers 22h, sortie dans les quartiers chauds de Kowloon.

Allez en route pour le Japon…

Kobe :
D
e la mer le port de Kobé ressemble un peu à Marseille avec qui il est jumelé.

Comme nous avons encore des passagers à bord on ne peu sortir qu’après le service du midi vers 14h et on doit être de retour à 16 h pour le service du Thé, juste le temps d’aller faire un tour dans les rues commerçantes.

Et le soir après 22h les commerces étant fermés il ne nous restait plus qu à visiter les bars à hôtesses et les kawaii musume san !

Dés que j’aurai des éléments sur cette période Frioul 1953-1954 je vous en ferais part. Par-contre nous avons évoqué au téléphone le jour où L’El Mansour a tenté de passer entre Pomègue et Ratonneau! Heureusement que les élèves et leurs professeurs étaient là! Hi! 3 fois pour les anciens radios puristes.

André,
Je suis retourné en 1970 au Frioul avec les vedettes du Château d’If. Pour ce qui est des terres pleins c’étaiten terre ….battues par nos semelles et les corvées de terre de ceuxde 1951, pour les parterres devant les dortoirs; 1m sur 1m50 sur50m c’était les corvées de terre des années 1953-1954. Terre récupérée entre la fontaine et le blockhaus qui servait de porcherie pour l’élevage de porc des cuisiniers, entretien de la porcherie faite par les élèves consignés pour le week-end. Et les punitions de corvée de
terre était de 10 sacs de terre a essayer de remplir, vu qu’il y a plus de cailloux que de terre sur le Frioul ! La vie des élèves à cette époque étaitdifférente de celle des élèves de maintenant, pas de conseiller de
classe, de représentants des élèves que l’on va bientôt voir à partir de l’école maternelle aujourd’hui….Hi!
Amicalement.
Administratifs
Directeur: Le Moal, Sous-directeur : Marchasson, Intendant:Marques, Capitaines d’armes : Castel, Le Corr.
Educatifs
Ajustage : Massardier, Forge:Buridan, Embarcation, etc : Colignon, Le Bihan, Le Bivic
Cuisine: ?
Elèves: Angelmann, Ambrosio, Anfossi, Arrighi, Aujaleu, Baudry, Barzaggi, Behaim, Bonneau, Borghino, Byron, Calvez, Cavagna, Digiacomo, Di-Mayo, Del pierro, Diaz, Fusella, Gerardeschi, Jouan, Gros, Khan, Lannet, Naki, Malatre, Massoni, Monthausier, Mosca, Picano, Ponzio, Pullara, Reynold, Ribeyrol, Rouché , Simonetti, Trung, Vergeade, Zémiro.